Isolde Choltès - Piano

Les Dimanches Musicaux

 

Date: 07 January 2018 15:00

Place: American Cathedral in Paris  |  City: Paris, France

 Isolde Cholès, piano. Œuvres de Friederich August Bungert, Pierette Mari, Luise-Adolphe Le Beau, Henri Herz, Elfrida Andrée, Theodor Kirchner, Richard Addinsell. Fanny et Félix Mendelssohn (programme en détail)

Madame Choltès eut une carrière variée:

1er Prix d’Excellence de l’École Nationale de Toulon
Licenciée de l’École Normale de Musique de Paris
Ex-Professeur de Conservatoire National de Région
Ex-Professeur Assistante au C.N.S.M. de Paris 

Quelques notes pour présenter les compositeurs peu connus:

Friederich August Bungert (14 mars 1845 -20 octobre 1919), Allemagne. Compositeur et poète. Son père désirait qu'il fût commerçant ou médecin. À l'âge de 9 ans, il perdit sa mère et se trouva en conflit avec son père. Après son examen terminal au lycée, à 16 ans, il partit pour Cologne ; il rentra au Conservatoire et fût l'élève de F Kufferath. Il rencontra la sœur de Max Bruch qui était déjà au Conservatoire de Paris. En 1886, Paris était le point culminant des artistes. Financièrement cette époque fût très dure. Au Conservatoire se trouvaient Berlioz, Auber et Rossini. En 1869 il rentra en Allemagne et en 1870 fût Directeur de l'orchestre de Bad Kreuznach. En 1884 il alla à Berlin étudier avec FR Kiel. Il obtint un prix pour son quatuor avec piano, recommandé par Brahms. Ce quatuor obtint en 1913 un gros succès à Constantinople. Il partit pour la 1ère fois en Italie avec sa sœur. Il vécut à Gènes où il rencontra Verdi et Nietzche, ainsi que la poétesse Carmen Sylva È Reine Elisabeth de Roumanie. En 1896, il écrivit sa plus grande œuvre, le cycle d'opéras, « le Monde homérique » qui fût donné à Dresde. En 1911, il reçut le titre de Professeur à l'Université de Leipzig. En 1912 eût lieu un Festival Bungert à Wiesbaden. Nombreuses pièces pour piano : 12 feuillet d'al ???, 1 thème et variation, de nombreux Lieder.
Bungert a incarné le véritable esprit de romantisme allemand.

Pierrette Mari (1929 à Nice)Elle entra au Conservatoire de cette ville où elle obtient quatre 1ers prix, piano, solfège, harmonie, histoire de la musique. En 1946 lui est décerné le Prix de la Ville de Nice. En 1950 elle entra au C.N.S.M. de Paris dans les classes de Noël Gallon, Tony Aubin et Olivier Messiaen et elle obtient en 1954 un 1er Prix de contrepoint et de fugue. Une bourse d'étude lui permet de participer à un colloque musical à Salzbourg. À partir de 1977, elle enseigna à l'Université de Paris-Sorbonne, titulaire de deux C.A. d'État : histoire de la musique et esthétique. En 1961, elle reçoit un 1er Prix de mélodie française de l'Unions musicale des Arts.


Luise-Adolpha Le Beau (25 avril 1850 à Rastatt, Allemagne – 1927) Elle reçut une éducation privilégié et sut profiter d'un enseignement complet grâce au Maître de Chapelle Kaliwada qui lui donna des cours de piano et de composition. À 18 ans, elle interpréta le Concerto de Mendelssohn. Elle rencontra personnellement Hans de Bülow qui lui conseilla d'étudier avec Rheinberger à Munich. De cette époque datent 3 pièces opus 1, une étude de concert, un thème et variations et une sonate. Puis elle suivait les cours de Franz Lachner et composa 6 fugues ; elle créa sa Fantaisie avec orchestre, de même que les œuvres piano-violoncelle : Sonate, 4 pièces, les dernières œuvres lui permirent d'obtenir à Hambourg un prix de composition avec dans le jury N. Gade et C. Reinecke. Elle entreprit en 1882 une tournée à Berlin, Vienne et Salzburg. Vu son énorme succès, elle fût admise membre extraordinaire au Mozarteum. De cette époque date une Sonate piano-violon, 1 trio avec piano, 1 quatuor avec piano, de nombreux Lieder. À la Bibliothèque de Berlin, elle consacre une majorité de son temps à l'étude de J.S. Bach. En 1899, à Baden-Baden eut lieu la création mondiale, de ses grandes œuvres, l'Oratorio des scènes bibliques, 1 symphonie.
Merci à la Bibliothèque de Berlin qui a permis l'impression de ses œuvres.
Henri Herz (6 janvier 1803 Vienne – 5 janvier 1888 Paris). Pianiste, compositeur et facteur de pianos, il est né à Vienne d'une famille originaire de Koblenz et Francfort, sous le nom d'Heinrich Herz. Enfant il étudia la musique avec son père. En 1816, il entra au Conservatoire de Paris où il étudia le piano et obtint un 1er Prix en 1818. Il fût également élève de Reicha. Il fût l'un des pianiste-compositeurs les plus célèbres de Paris sous la Restauration, mais il fût peu à peu détrôné par Liszt et Chopin. Il fonda alors sa propre manufacture de pianos et fit édifier l'une des premières véritables salles de concerts en 1838, rue des Victoires. C'est ici que Berlioz créa en 1854 l'Enfance du Christ. Ses pianos eurent la plus haute récompense à l'Exposition universelle de 1855. Nommé Professeur au Conservatoire en 1842 par Auber, il y enseigna jusqu'en 1874. En 1856 il prit sous son aile la jeune pianiste alsacienne Marie Jaëll, 10 ans, qui rentra dans sa classe.
Son ouvre comporte plus de 200 pièces, des variations, huit concertos dont le dernier demande un chœur. Naturalisé français il mourût la veille de ses 85 ans et est enterré au Père-Lachaise.

Elfrieda Andrée (9 février 1841 – 11 février 1929, Suède) Organiste, compositeur et chef d'orchestre, elle fût l'élève de Niels Gade. Elle fût une des 1ères femmes à occuper un poste d'organiste à Stockholm en 1861 et devient l'organiste de la Cathédrale de Göteborg en 1867. Elle fût élue à l'Académie royale de musique de Suède en 1864.
Ses symphonies pour orgue sont encore jouées. Elle a écrit l'opéra, plusieurs œuvres pour orchestre dont 4 symphonies, un quatuor avec piano, un quintette avec piano, 2 trios avec piano, un quatuor à cordes, des morceaux pour piano, violon, une messe suédoise et des Lieder.

Theodor Kirchner ( 1823 Saxe – 1903 Hambourg) Fils d'un organiste qui lui donna une longue et brillante carrière de pianiste, pédagogue, accompagnateur et transcripteur. Encouragé par Mendelssohn et Schumann des son enfance, il se lia d'amitié avec ce dernier et son épouse, puis rencontra Brahms. Il fût aussi l'ami et le collaborateur de Wagner assurant les réductions au piano de ses opéras. Il dédia aux Schumann, Brahms, Mendelssohn, Liszt bon nombre de ses œuvres toujours saluées par leur qualité. Considéré comme l'un des plus grands interprètes de son temps, il ne reçut pas dans le monde du piano la considération que la valeur des pièces laisserait supposer malgré son immense chaleur, son élégance et son ingénieuse créativité. Ainsi de son vivant déjà, sa musique était tombée dans l'oubli pour disparaître, hélas, totalement du répertoire par la suite. Son nom reste totalement absent de la quasi-totalité des dictionnaires. C'est la musique de piano, des compositions délicates, qui constitue l'essentiel de son œuvre ; des œuvres pour orgue, un quatuor à cordes, un quatuor avec piano, une sérénade en trio, quelques Lieder viennent compléter cette œuvre qui comporte au total 1200 compositions.

Richard Addinsell (13 janvier 1904 – 14 novembre 1977 Londres) Il étudia d'abord le droit au « Hetford College » de l'Université d'Oxford puis se tourna vers la musique au « Royal College » de musique de Londres. Il poursuivit sa formation musicale à Berlin et à Vienne de 1929 à 1932, puis aux États-Unis. Son Concerto de Varsovie dans le style de Rachmaninov est devenu très célèbre.

Notes d'Isolde Choltès

Programme

August Bungert  (1845-1915) - Trois feuillets d'album

Pierrette Mari  (1929 - ) - i) Topaze   ii) Améthyste

Luise-Adophe Le Beau  (1850-1927) - Dans la forêt

Henri Herz  (1803-1888) - Nocturne

Elfrida Andrée (1841-1929) - Deux images

Theodor Kirchner (1823-1903) - Fantaisie quasi adagio

Richard Addinsell (1904-1977) - Thème sur le Concerto de Varsovie

Félix Mendelssohn (1809-1847) - Rondo capriccioso

Fanny Hensel Mendelssohn (1805-1847) - Pièce lyrique no

 

 

 

 

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