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À la cime des cordes

dimanche avril 24, 2022 @ 15h00

Œuvres de Rebecca Clarke, Gultav Holst, Darius Milhaud, Ralphn Vaughan Williams, Heitor Villa-Lobos     ( read in English )

( voir le programme )

La soprano Jennifer Lindshield (Carnegie Hall) et le violoniste Gilles Henry (Orchestre de Paris) présentent « À LA CIME DES CORDES » Les grands luthiers italiens des débuts, Stradivari et Guarneri, ont créé des violons qui produisent les timbres les plus féminins. C’est peut-être pour cette raison qu’ils sont considérés comme si précieux. Le violon de Gilles Henry est un Lorenzo Storioni : un violon fabriqué en 1785 par un élève de Stradivarius. Et depuis des siècles, on dit que les violons “chantent” d’une voix de femme, de soprano. Le violoniste baroque Francesco Geminiani enseignait à ses élèves que « l’art de jouer consiste à donner à l’instrument un timbre capable de rivaliser avec la voix humaine la plus parfaite ».

Aujourd’hui, les scientifiques apportent la preuve de ces remarquables similitudes acoustiques. Oui, le violon peut produire des timbres proches de l’humain, des tons harmoniques qui correspondent à certaines résonances dans le conduit vocal. Jennifer Lindshield et Gilles Henry vous accompagnent vers ces sommets en présentant des duos illustrant cette remarquable correspondance acoustique. Des compositions de Darius Milhaud, Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams, Rebecca Clarke et Heitor Villa-Lobos explorent cette alchimie de la voix et du violon, sans piano. Ce répertoire unique le XXe siècle, dont les styles vont de la chanson folklorique à la polytonalité, est interprété en français, en anglais et en portugais.

Jennifer Lindshield, soprano, débute ses études musicales par l’apprentissage du piano et du violon à l’âge de 4 ans. Originaire de Lindsborg (Kansas), elle obtient une double Licence en études vocales et en interprétation d’oeuvres pour violon auprès de l’Université d’Etat de Wichita ainsi qu’un diplôme de Master en opéra à l’Université d’Etat de l’Arizona ASU. Durant ses études, elle est finaliste au Concours Naftger et finaliste régionale des auditions du Conseil National du Metropolitan Opera. Au Festival de Musique d’Aspen (Colorado), elle intervient à la fois comme violoniste dans l’orchestre Sinfonietta et comme soprano avec l’Aspen Opera Theatre Center.
Parmi ses engagements à l’opéra, Jennifer a interprété le rôle de « Lia » dans L’enfant prodige de Debussy avec le Sakrale Oper (Berlin), « Fanny Legrand » dans Sapho de Massenet et le rôle-titre de « Suor Angelica » de Puccini avec l’Opera Oggi (New York). Elle a fait ses débuts au Carnegie Hall dans le rôle de « Donna Anna » de Don Giovanni avec le Pacific Opera. En concert, elle a interprété « Le Pâtre sur le rocher » de Schubert avec le Festival Le chant de la rive, la « Grande Messe en ut mineur » de Mozart avec l’Ensemble Orchestral des Hauts-des-Seine, le « Messie » de Haendel et la « Passion selon saint Matthieu » de Bach au Messiah Festival of the Arts (Kansas).
Jennifer Lindshield a donné plus de trois cents représentations dans six pays de « SOAP ». Ce spectacle s’est produit en tournée à Londres, Budapest, Tel Aviv, Melbourne, et dans de nombreuses villes d’Allemagne, dont Berlin, Hambourg et Munich. (photo : Harry Matenaer)

Né en 1955, Gilles Henry débute le violon à l’âge de cinq ans. Il entre à 12 ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), tout d’abord dans la classe préparatoire de René Benedetti, puis dans la classe supérieure de Gérard Jarry dans laquelle il obtient son Premier prix. Il est ensuite admis, sur concours, au troisième cycle de perfectionnement où il aura la chance de travailler pendant deux ans avec quelques-uns uns des plus grands maîtres du violon Henryk Szering, Sandor Vegh et Franco GuIli.

Gilles Henry participe alors à plusieurs concours internationaux : il est semi-finaliste du Concours international Paganini à Gènes, puis lauréat du Concours international de Naples et remporte la Médaille d’argent du Concours international de Genève (pas de Premier prix décerné).
Il participe alors à plusieurs tournées en tant que soliste avec l’Orchestre Jean-François Paillard et suit en même temps au CNSMDP le cycle de perfectionnement de musique de chambre avec son frère Yves en formation de sonate dans la classe de Maurice Crut. Pendant deux ans, ils vont approfondir le répertoire de sonate et découvrir celui du trio auquel ils vont désormais se consacrer.

En 1978, Gilles Henry entre à l’Orchestre de Paris, appréciant de travailler sous la baguette de quelques-uns uns des plus grands chefs d’aujourd’hui. Sa passion pour le métier de musicien d’orchestre le conduit à participer, en tant que membre de l’équipe pédagogique, à la création de l’Orchestre français des jeunes. Il donne également plusieurs concerts avec l’Orchestre national de chambre de Toulouse comme premier violon solo invité.

Parallèlement à ses activités d’instrumentiste, Gilles Henry enseigne au Conservatoire national de région de Rueil-Malmaison.

 

Soprano Jennifer Lindshield (Carnegie Hall) and violinist Gilles Henry (Orchestre de Paris) present “À la cime des cordes, When a soprano meets a violin”. The great early Italian violin makers, Stradivari and Guarneri, created violins that produce the most female-like tones. It is argued that this is part of the reason why they are considered so valuable. Gilles Henry plays on a 1785 Lorenzo Storioni: a violin made by a student of Stradivari. For centuries it has been thought that violins “sing” with a female soprano voice. Francesco Geminiani, the baroque violinist, advised students that “the art of playing consists in giving the instrument a tone that shall in a manner rival the most perfect human voice”.

Today scientists are able to prove the remarkable acoustical similarities in that the violin can produce human-like formants, the harmonic tones that correspond to resonances in the vocal tract. Jennifer and Gilles present duets with this beautiful acoustical match. Compositions by Darius Milhaud, Rebecca Clarke, Gustav Holst, Ralph Vaughan Williams, and Heitor Villa-Lobos explore this voice and violin combination without piano. This unique repertoire from the 20th century ranges in styles from folk songs to polytonality and is performed in the French, English and Portuguese languages.

 

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Jennifer Lindshield, soprano, began her musical studies at the age of 4 by learning the piano and the violin. Originally from Lindsborg, Kansas, she obtained a double BM in vocal studies and violin performance from Wichita State University as well as an MM in opera from Arizona State University. During her studies, she was a finalist in the Naftger Competition and regional finalist of the Metropolitan Opera National Council Audition. She attended the Aspen Music Festival (Colorado), as both a violinist in the Sinfonietta orchestra and as a soprano with the Aspen Opera Theater Center.
Among her opera engagements, Jennifer sang the role of Lia in Debussy’s L’enfant prodigue with the Sakrale Oper (Berlin), Fanny Legrand in Massenet’s Sapho and the title role of Suor Angelica by Puccini with the Opera Oggi (New York). She made her Carnegie Hall debut as Donna Anna in Don Giovanni with the Pacific Opera. In concert, she performed Der Hirt auf dem Felsem by Schubert with the Festival Le chant de la rive, the Grand Mass in C minor by Mozart with the Ensemble Orchestral des Hauts-des-Seine, and Handel’s Messiah and Bach’s St. Matthew Passion at the Messiah Festival of the Arts (Kansas).
Jennifer Lindshield has given more than three hundred performances in six countries with Soap. The show has toured London, Budapest, Tel Aviv, Melbourne, and many cities in Germany, including Berlin, Hamburg and Munich.

 

Born in 1955, Gilles Henry started playing the violin at the age of five. At the age of 12, he entered the Conservatoire national supérieure de musique et de danse de Paris (CNSMDP), first in the preparatory class of René Benedetti, then in the upper class of Gérard Jarry in which he obtained the First Prize. He was then admitted, by competition, to the third cycle of improvement where he had the chance to work for two years with some of the greatest masters of the violin, Henryk Szering, Sandor Vegh and Franco GuIli.

Gilles Henry participated in several international competitions: he was semi-finalist of the Paganini International Competition in Genoa, then winner of the Naples International Competition and won the Silver Medal at the Geneva International Competition (no First Prize was awarded).

He took part in several tours as a soloist with the Orchestre Jean-François Paillard. At the same time, he followed the chamber music development cycle at the CNSMDP, with his brother Yves, in sonata training in Maurice Crut’s class. For two years, they studied the repertoire of sonata and discovered the trio to which they henceforth devoted themselves.

In 1978, Gilles Henry joined the Orchestre de Paris, where he has enjoyed working under the baton of some of the greatest conductors of today. His passion for the profession of orchestral musician led him to participate, as a member of the teaching team, in the creation of the French Youth Orchestra. He also gives several concerts as a soloist with the Orchestre national de chambre de Toulouse.

Alongside his activities as an instrumentalist, Gilles Henry teaches at the Conservatoire national de région de Rueil-Malmaison.

 ( lire en français )

 

Le Programme 

Rebecca Clarke : Three Irish Country Songs

Gustave Holst : Four Songs for Voice & Violin

Darius Milhaud : Quatre Poèmes de Catulle

Ralph Vaughan-Williams : Along the Field

Heitor Villa-Lobos : Suite para canto e violino

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JenniferGiles17Apr2022
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